Track Tracy
Track Tracy opère à la frontière entre installation cinétique et performance algorithmique. Deux faisceaux lumineux balaient l’espace public, identifiant et suivant certains passants selon des critères définis par une intelligence artificielle. Le choix — qui exposer, combien de temps, pourquoi — appartient à la machine.

Daems van Remootere, Track Tracy, 2018. Photo : Sander Heezen, 2019.
Dans le champ de l’art, la lumière est depuis longtemps instrument de mise en scène, de révélation, de pouvoir. Daems van Remoortere la confient ici à une entité non humaine, dont les critères de sélection restent délibérément opaques. Ce faisant, ils produisent une chorégraphie involontaire : les passants deviennent interprètes d’une pièce dont ils ignorent la partition, captés par une caméra thermique qui ne perçoit que chaleur et contour — jamais les visages.
Track Tracy ne dénonce pas : elle révèle. Elle rend sensible, dans l’expérience directe du corps dans l’espace, ce que les systèmes algorithmiques font silencieusement à grande échelle — trier, exposer, décider qui mérite d’être vu.
→ Gratuit
→ Sans réservation
→ à partir de la tombée de la nuit
